aujourd'hui, rentrée de l'association Mexico accueil
j'ai été repêcher un post de Citadelles Vietnamiennes,
toujours d'actualité...
* J'ai découvert un peu par hasard, un blog nommé "d'Armor à Singapore", j'aime beaucoup ce blog . * Ci dessous un petit copié-collé en provenance de ce blog, changez Singapour par Hanoi et venez prendre un thé (café) avec nous ! Que toutes les lectrices expatriées, actuellement ou qui l'ont été , qui ne se reconnaissent pas dans ce post jettent le premier petit four ! (ps : j'ai pêché la photo sur google) ***
* "D’Istanbul à Pékin en passant par New York ou New Delhi, partout existe la grand messe de la l'expatriée, plus connue sous le nom de thé français ou café français. Rencontre mensuelle, thématique ou " libre" . Peu importe l’appellation les ingrédients restent les mêmes, il faut des gentilles organisatrices un/e Président/e dévoué/e et des gentilles participantes. Mais allons un faire tour dans un de ces cafés…Singapour, par exemple !
* LE café le plus important de l'année, celui de la RENTREE. A ne rater sous aucun prétexte... Le plus souvent, la ballroom d’un grand hôtel a été louée si possible un Novotel ou Méridien, restons Français. A peine arrivée, vous êtes happée par le comité d’accueil et, en moins de trente secondes, vous déclinez votre identité. Pour les grandes villes, on vous attribuera un numéro de secteur ou de quartier. Munie de votre étiquette bleue si vous êtes nouvelle ou blanche si vous êtes ancienne, vous partez à la découverte de celles qui deviendront vos copines….
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L’œil perspicace ou averti saura vite repérer les archétypes. Tenez, par exemple, la grande brune en large pantalon de soie noire avec des bijoux en jade et des chaussures plates, dix contre un qu’elle appartienne au groupe des « culturelles ». Les culturelles comme son nom l’indique, ont décidé « de découvrir cet extraordinaire pays ». Elles se mettent au Mandarin et/ou au Tai Chi, elles ne jurent que par l’immersion. « Je veux en profiter et tout découvrir, il faut sortir et oser ». Elles évitent la « communauté franco-française étriquée et sclérosante » mais sont toujours les premières inscrites aux soirées Beaujolais…Si la culturelle habite un pays anglo-saxon, elle truffera son discours de mots anglais « c’est dingue comme je forguette mon français ».
* En général, les culturelles ne font pas bon ménage avec les « Baroudeuses ». Ces dernières ont vingt ans d’expat’ dans le container, le thé français sous la yourte à Oulan-Bator en 85, le thé chez la Maharadja de Jaipur en 92 alors le thé de Singapour en 05 du velours. Plus rien ne les étonne, elles sont rodées sans être blasées, elles ont la même garde-robe depuis vingt ans, de la valeur sure, indémodable. Elles sont à peine arrivées que tout le monde les connaît, elles peuvent être déroutantes avec leur petit côté « je sais tout » mais sont bonnes filles. Forcément lors de cette première réunion, elles se reconnaissent « Attends, t’étais en 94 à Taipei alors t’as forcément connu les Duchmurch ?» L’autre « Nan, ça me dit rien », « mais si, ils habitaient cette grande maison ultra moderne à Tien Mou », « Ah tu veux parler de Daniel et Pascaline ? », « Ouais, c’est ça, ben maintenant y sont à Shanghai ». Et elles égrènent leurs souvenirs sous le regard incrédule de la petite nouvelle qui vient de débarquer de Roubaix.
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La petite nouvelle, l’expatriation lui est tombée dessus comme une pluie de mousson. En quelques mois, elle a quitté son job de DAF à la Redoute, embrassé ses copines et ses parents et se retrouve un peu paumée en terrain inconnu. Tout à défricher. Pendant les trois heures du café, elle sera présentée à dix personnes, notera cinquante adresses : le coiffeur, le teinturier et la boutique où acheter du Nutella ou des cahiers à spirales à grands carreaux. Discrète, effacée elle semble finalement heureuse de ce qu’il lui arrive. Les adresses lui ont été données par un autre groupe pas inintéressant, celui des « toujours pressées ». Elles arrivent en courant, « je ne fais que passer ». Elles sortent de leurs cours d’Anglais, enchaînent sur leur jogging hebdomadaire, filent à Carrefour « en ce moment y’a des promos sur les Bordeaux. » avant de conduire Lolotte à son cours de tennis et Loulou à son cours de piano. Elles débordent d’adresses « super top » et d’énergie. Après avoir embrassé à tour de bras et jeter trois ou quatre invitations pour samedi prochain « J’espère que vous viendrez, y’aura les Durant, hyper cool, tu verras, bon je file… » Elles regardent leur montre l’air catastrophé, pfft envolées…
* Enfin, un groupe qui tente à disparaître mais qui a fait les beaux jours de l’expatriée, celui des épouses de pédégés (pas toutes heureusement). En France, elles se fondent dans les masse des inconnues, ni plus ni moins que la ménagère des études Marketing. Mais leur mari a été nommé « Corporate Vice President, CEO » pour la région Asie ou Amérique. Du jour au lendemain, elles se retrouvent invitées à des dîners chics, des cocktails à l’ambassade et ont un chauffeur. Tout cela fait qu'elles deviennent insupportables de snobisme et de condescendance. Un soir, à un pince-fesse, une scène magnifique. La gaffeuse de service, dans tous les pays il en existe une, aborde la femme du CEO et la tutoie d’emblée « Dis donc ta bague, Peuchère ! Si c’était du vrai, elle coûterait un max… ». Evidemment, l’autre a avalé son champagne de travers….Pas très chrétien de se moquer comme ça ? Notre dernier groupe veille, les Paroissiennes. Comment les décrire ? Simple, vous prenez les femmes de chaque groupe et leur ajoutez l’étiquette paroisse. Elles ont juste un petit plus. Mais le temps passe, déjà l’heure de nous quitter.
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« Mesdames, Mesdames, (brouhaha) s’il vous plait, un peu de silence (la Présidente tape sur le micro), comme vous êtes bavardes, on se croirait dans la cour de l’école, (rires). Notre café se termine, j’espère que vous avez passé un bon moment (la salle répond OUI en chœur) l’équipe d’accueil vous remercie (debout sur l’estrade, l’équipe salue) surtout n’hésitez pas à contacter la responsable de votre quartier (les responsables lèvent la main en souriant) nous sommes là pour vous aider et inscrivez–vous au dîner de rentrée, c’est Jocelyne qui prend les inscriptions ( Jocelyne esquisse une petite révérence) (rires) un excellent moyen pour vous faire des nouveaux amis, merci à toutes. (Applaudissements).

en meme temps il n y a pas besoin d etre expat pour ce genre de cafe !!! tout cafe de rentree ressemble a ca ! avec ses categories idem ...ses snobismes aussi... c est parfois juste moins exotique !
RépondreSupprimermais ca reste encore un excellent moyen d avoir des echos sur l ecole et trouver les bons plans pour les courses !!!
Voyons,voyons... Dans quelle catégorie je me range ?.... Tu dirais quoi toi ?
RépondreSupprimer:)
Karine
Je connais ce texte mais je ris toujours autant en le lisant en me disant que c’est tellement vrai. Et je cherche dans quelle catégorie me ranger. D'abord "la petite nouvelle", puis un brin de "la culturelle" et un soupçon de "la baroudeuse".
RépondreSupprimerTout en critiquant et se moquant, on a besoin de ce genre d'accueil pour ne pas se sentir trop seule en arrivant dans un nouveau pays.
Et puis le temps passe et on fait son trou, pour finir par être triste de partir au bout de quelques années.
Bon courage pour cette nouvelle intégration. Tu es en bonne voie.
A.d'O