jeudi 14 février 2013

To Be or not to Be ?? (1)

(Mise en garde sémantique : dans le vocabulaire familial le mot "pouff" est plutôt affectueux. Se dit d'une femme bien arrangée, plutôt sexy mais pas vulgaire). (mais le genre de fille qui énerve les autres filles quand même !) (enfin,  qui m'énerve moi ! comment ça jalouse ????)Bref.


Les mexicaines de la rue sont plutôt dodues, il faut dire que les restos sont pleins du matin au soir sans discontinuer (un sujet d’étonnement permanent pour les étrangers), et qu’il y a de même une queue quasi permanente devant les innombrables petits stands de nourriture partout dans les rues. 
De plus, la nourriture mexicaine n’est pas franchement diététique : les meilleurs avocats de la terre, des tortillas, empanadas,... systématiquement cuits dans la friture et du fromage partout...

Bref, les mexicaines sont plutôt en formes.

Mais voila, j’habite un quartier chic ou la minceur prouve justement que vous n’êtes pas la mexicaine de la rue. Un quartier ou le talon de l’escarpin doit faire 15cm sinon rien, ou le cheveu est brillant, le top ajusté, le sac à main siglé et la voiture blindée.

Il y a 15 jours, il y a avait une réunion  de délégués au lycée. Les regards dédaigneux croisés dans la rue, sont devenus apitoyés dans les yeux de mes consœurs mexicaines. Il fallait bien se rendre à l’évidence, arriver sans chauffeur, le cheveu raptapla (et blanc qui plus est !), en jean-Converses, a peine maquillée et les ongles pas peints...ça les rendait bien triste pour moi...

Le lendemain, nous partions en week-end à Cuernavaca, à 1h30 de Mexico, la ville « de l’éternel printemps » ou se rendent les gens de mon quartier pour passer le week-end.
OK, je capitulais, moi aussi j’allais l’avoir la « Pouff-Attitude » si c’était cela qu’on attendait de moi...

Mais ne devient pas Pouff qui veut...

Après un temps qui me parut infini (et inintéressant), j’avais enfin le cheveu propre, la tartine de fond de teint, l’ombre à paupière et le rouge à lèvres qui me collait aux dents. Je vous évite la litanie de grossièretés qui accompagnait la pose de mon vernis à ongles.
Cela a cependant eu le mérite de faire rire mes enfants et m'a donné l’occasion à la fois de mettre en garde mon fils sur une future belle-fille-pouff et aussi de rendre hommage à toutes les Pouff de la terre qui sacrifient tant de leur temps pour être parfaites. 
Je jurais de ne plus jamais en critiquer une.

Il était désormais temps de vivre ma vie de Pouff....

(suite au prochain épisode demain !)

1 commentaire:

  1. Et as tu les BS ? Ma Soeur appelle comme ca les bottes portees avec des petites Jupes courtes !
    BS pour bottes de salope!

    Bisous de ta kommere

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