vendredi 15 février 2013

To Be or not to Be ? (2)


Il était donc désormais temps de vivre ma vie de Pouff...

Après une visite de la ville harassante pour mes pauvres petits petons saucissonnés dans des sandales à talons hauts et -pas-habitués a vivre une vie de pieds de Pouff,
Il fut décidé de repartir à l’autre bout pour aller boire un verre dans un endroit branché. Certes, j’allais souffrir encore de cette ½ heure de marche, mais là bas, c’était l’endroit rêvé pour avoir la pouff-attitude !

Comme le font les dames de mon quartier, je commandais donc une Margarita.
Je ne sais pas si j’ai fait trop d’effet au barman ni ce qu’il a mis dans mon verre mais quoi qu’il en soit, j’étais complètement pompette à peine la moitié de ma Margarita sirotée. Ce qui a déclenché un fou-rire incompressible assorti d’un torrent de larmes à l’idée que mes enfants (à la fois inquiets et morts-de rire) me voient dans cet état là !

Quand enfin, j’ai réussi a retrouver un semblant de sérieux, il fut décidé de retourner (toujours à pied et moi toujours avec mes deux saucissons enflés aux pieds) de là d’où nous venions pour dîner dans une pizzeria fameuse. A la lecture de la carte, je m’interrogeais : que peut bien prendre une pouff dans une pizzeria ? Une demi-olive ? un quart de tomate ? Heureusement, il faisait sombre, je pouvais tranquillement manger ma 4 fromages sans qu’on me voit.

L’addition réglée, je songeais qu’enfin, ma première journée de Pouff touchait à sa fin, je ne m’en étais pas si mal tirée finalement. Je pensais avec délice à l’idée de commencer à relâcher les lanières de mes chaussures dans le taxi quand Yves décréta qu’il valait mieux rentrer à pied, que ce n’était pas si loin, que cela nous ferait digérer (comment ça j’avais pris une 4 fromages ?) et patati et patata.

J’argumentais que la ville était dangereuse (ce qui est vrai), qu’il y avait des gros méchants partout qui nous attendaient à chaque coin de rue, se rendait-il bien compte qu’il se promenait avec une fille maquillée/coiffée/sur des talons ?
Rien à faire.

Je partis donc de mon pas le plus énergique, bien décidée à en finir au plus vite avec cette journée de cauchemar. Le problème au Mexique, c’est que les trottoirs sont défoncés, je n’ai donc pas vu le trou béant et je me suis vautrée de tout mon long...sous l’œil goguenard des mexicains présents et surtout....
....nez à nez avec un charmant  petit rat (!!!)qui passait par là en trottinant d’un air décidé vers quelque importante occupation.
Fou-rire garanti de tous...

Souvenir inoubliable de cette journée ou moi aussi, j’ai été une pouff.

2 commentaires:

  1. Bon OK, mais moi maintenant j'aimerais bien voir la photo d'une Cécile pouf, avec ou sans BS.
    On a de l'imagination mais quand même !

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  2. Un rat !? Super : ça a dû te rappeler Tay Ho ;)

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