Il était donc désormais temps de vivre ma vie de Pouff...
Après une visite de la ville harassante pour mes pauvres petits petons
saucissonnés dans des sandales à talons hauts et -pas-habitués a vivre une vie
de pieds de Pouff,
Il fut décidé de repartir à l’autre bout pour aller boire un verre dans
un endroit branché. Certes, j’allais souffrir encore de cette ½ heure de
marche, mais là bas, c’était l’endroit rêvé pour avoir la pouff-attitude !
Comme le font les dames de mon quartier, je commandais donc une
Margarita.
Je ne sais pas si j’ai fait trop d’effet au barman ni ce qu’il a mis dans
mon verre mais quoi qu’il en soit, j’étais complètement pompette à peine la
moitié de ma Margarita sirotée. Ce qui a déclenché un fou-rire incompressible
assorti d’un torrent de larmes à l’idée que mes enfants (à la fois inquiets et
morts-de rire) me voient dans cet état là !
Quand enfin, j’ai réussi a retrouver un semblant de sérieux, il fut
décidé de retourner (toujours à pied et moi toujours avec mes deux saucissons
enflés aux pieds) de là d’où nous venions pour dîner dans une pizzeria fameuse.
A la lecture de la carte, je m’interrogeais : que peut bien prendre une
pouff dans une pizzeria ? Une demi-olive ? un quart de tomate ?
Heureusement, il faisait sombre, je pouvais tranquillement manger ma 4 fromages
sans qu’on me voit.
L’addition réglée, je songeais qu’enfin, ma première journée de Pouff
touchait à sa fin, je ne m’en étais pas si mal tirée finalement. Je pensais
avec délice à l’idée de commencer à relâcher les lanières de mes chaussures
dans le taxi quand Yves décréta qu’il valait mieux rentrer à pied, que ce
n’était pas si loin, que cela nous ferait digérer (comment ça j’avais pris une
4 fromages ?) et patati et patata.
J’argumentais que la ville était dangereuse (ce qui est vrai), qu’il y
avait des gros méchants partout qui nous attendaient à chaque coin de rue, se
rendait-il bien compte qu’il se promenait avec une fille maquillée/coiffée/sur
des talons ?
Rien à faire.
Je partis donc de mon pas le plus énergique, bien décidée à en finir au
plus vite avec cette journée de cauchemar. Le problème au Mexique, c’est que
les trottoirs sont défoncés, je n’ai donc pas vu le trou béant et je me suis
vautrée de tout mon long...sous l’œil goguenard des mexicains présents et
surtout....
....nez à nez avec un charmant petit rat (!!!)qui passait
par là en trottinant d’un air décidé vers quelque importante occupation.
Fou-rire garanti de tous...
Souvenir inoubliable de cette journée ou moi aussi,
j’ai été une pouff.
Bon OK, mais moi maintenant j'aimerais bien voir la photo d'une Cécile pouf, avec ou sans BS.
RépondreSupprimerOn a de l'imagination mais quand même !
Un rat !? Super : ça a dû te rappeler Tay Ho ;)
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